JOIN/Motor Show Luxembourg 2015 : Lamera Cup s’exporte


  • Publié le samedi,21 novembre , 2015 á 11:48 | Dans la catégorie : Hors-frontières, Reportage, Sport

    Par Patrick Hayot

  • Après avoir participé pendant 7 ans à la Fun Cup, Frédéric Lacoffe et Wilfried Mérafina décidèrent de passer à autre chose. Profitant de leurs acquis et de l’expérience, la chose née de leur esprit a pris forme sous les traits de cet étonnante GT – proto : Lamera !
    La pour Lacoffe, mera pour Mérafina, facile à comprendre et de s’assurer du sérieux du projet et de sa pérennité puisque ces deux pilotes ont le « back ground » nécessaire à la réussite de ce qui était au début une alternative à d’autres sensations.
    Ayant goûté aux joies du châssis tubulaire et de la construction simpliste de la Fun Cup; idée chère à Franz Dubois, les deux comparses ont fait de même, mais 50 cm moins haut, 1,26 m à peine, presque aussi râblé, 4,20 x 1,95 m (longueur x largeur), et surtout avec 300 ch dans le dos !
    Un design de jet de guerre à tendance futuriste, mais une simplicité de réalisation avec un châssis dont la base se compose d’un rectangle bien charpenté avec ses croisillons tout aussi rectangulaires. L’espace pilote est vraiment impressionnant de « liberté » du fait de l’absence du siège passager. Aux extrémités partent les tubes supportant les trains avant et arrière alors que l’arceau intégré rigidifie et unit l’ensemble. Du bel ouvrage.
    Dans le dos se trouve le groupe propulseur puisé dans la gamme Ford /Volvo. Le 5 cylindres de 2,5 litres développe 300 ch pour un couple de 310 Nm. Avec un poids d’à peine 890 kg, la Lamera s’assure de performances très intéressantes et de sensations plus que garanties. Afin de mettre tout le monde sur le même pied, le boîtier est fournit pas Sodemo. Le tout passe aux seules roues motrices arrière via une boîte séquentielle à 6 rapports spécialement développée pour cette Lamera.
    Là aussi, on retrouve le griffe de Franz puisque les concepteurs ont décidé de gérer au mieux les coûts en faisant appel à des éléments de série. Les phares proviennent d’ailleurs de chez Ford. Le plus étonnant étant de savoir que la Cup impose l’usage de pneus de… série (Continental ContiSport Contact 5) !
    « Fun Cup Spirit » à fond, le côté fun justement se retrouve dans l’ouverture des portes en élytre solidement ancrée à la fermeture par 3 aimants, empêchant ainsi la vibration de celles-ci. tout aussi fun, au début, mais plus qu’utile, la caméra arrière qui projette ce qui s’y passe sur l’écran central sise sur le tableau de bord. De quoi lui conférer un aspect préventif car le dessin de la porte masque quelque peu la vision latérale arrière, créant un léger angle mort.
    On est surpris de trouver un bossage important au niveau de l’emplacement du bloc instruments. Il est vrai qu’au début, il était prévu pour. Mais rapidement, le constat a été fait de voir cet élément prendre place juste derrière le volant, sur la colonne de direction. Du coup, on a l’impression de trouver des gènes de voitures de série que Ford a rapidement verrouillé en interdisant une production de la sorte. Donnant, donnant !
    L’organisation du championnat et des courses est du même canevas. La Lamera Cup est dédié à l’endurance et la calendrier se compose de course de 8 heures avec, cerise sur le gâteau, des courses de 24 heures. Elle s’adresse donc aux pilotes qui arrivent à composer un équipage des plus homogènes. De quoi aussi partager les frais et avec un investissement de 4 à 5.000 euros par course et par pilote, il y a effectivement de quoi prendre son pied. De plus, l’égalité des chances de vaincre, de réaliser un podium ou de signer une belle performance est la même pour tous puisque d’une part, les réglages libres concernent la suspension (amortisseurs 3 voies), le réglage des trains roulants et l’angle de cabrage de l’aileron arrière. Même l’arrêt au stand est réglementé  avec un crédit de 90 s pour faire le plein et le changement de pilote. En 2016, sur ce point, cela évolue puisque l’un ne peut se faire en même temps que l’autre.
    Comme on le devine, la Lamera Cup c’est du 100% sport, mais aussi du 100% plaisir… Il suffit de savoir en profiter.
    Ils étaient faits pour se rencontrer et si Bouche participe à cette Lamera Cup, Franz Dubois a dans le projet pour la saison prochaine de devenir « agent » Lamera et de constituer un pool belge qui participerait à la Lamera Cup. Pas question de championnat spécifique à notre pays, mais il se pourrait qu’une course se déroule sur notre Royaume à Francorchamps. Tout reste à définir en fait.
    Si cela vous tente de découvrir autre chose, de vous retrouver parmi les 50 bolides sur la grilles, de côtoyer des pilotes de renom, Tom Shilton est le champion 2015, ou d’autres « gentlemen drivers », de rouler à Jarama, Dijon, Magny-Cours, … Vous savez ce qui vous reste à faire. (photos P Hayot – auto-center.be)

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