Essai express : Jaguar F-Type 3.0 S


  • Publié le jeudi,01 mai , 2014 á 11:29 | Dans la catégorie : Jaguar

    Par Patrick Hayot

  • Saisir l’opportunité ! C’est un adage qu’il me plaît de dire et surtout d’appliquer. Et si parfois, il est probable de s’en mordre les doigts, force est de reconnaître que dans le cas présent, il n’y a aucuns regrets si ce n’est celui d’une simple prise en main et non d’un essai complet. Juste une question de temps.
    Cette opportunité m’a été offerte par tds Office Design de Seraing (Liège) lors du centenaire du Liège-Bastogne-Liège car nombre de personnes furent invitées à voir la course de près, de très près même, à 5 m des coureurs, dans la célébrissime montée de Saint-Nicolas, haut lieu du sprint final de cette course cycliste.
    Parmi elles, un duo assez joyeux jouxte ma table. On finit par se rejoindre et d’entammer la conversation. Il faudra 20 minutes à ceux-ci avant de comprendre qui est en face d’eux, alors que moi-même, j’avais quelque peu deviné le nom et donc la profession de l’un de mes interlocuteurs, à savoir M Spirlet, concessionnaire Jaguar, Land-Rover et Ford à l’entrée sud-est (E25 sortie Chênée) de la Cité ardente.
    L’opportunité fait donc que le mardi soir, mes acolytes organisent la présentation de la Jaguar F-Type Coupé en leur salle d’exposition et d’y être chaleureusement convié. Ce que je ne manque d’ailleurs pas tant la démarche est sympathique et le « produit » intéressant. Je me retrouve ainsi parmi une centaine de personnes de tout bord, mais dont la moyenne d’âge est quelque peu au-dessus du client lambda pour une telle auto.
    Si je fais déjà ce constat, c’est parce qu’il me sera donné l’occasion de rouler avec cette auto dès le lendemain. Aux premiers échos de ceux qui ont eu le plaisir de rouler quelques heures auparavant, et surtout à l’élogieuse dithyrambique de deux d’entre eux, je me dis que cela va être plus qu’intéressant.
    L’accueil par le personnel est tout aussi chaleureux que celui du propriétaire des lieux et juste le temps de patienter en ayant un descriptif du parcours, une bouteille d’eau à la main, que revient la F-Type de sa promenade-test. Visiblement, mon prédécesseur est ravi.
    A mon tour de retrouver dans cette GT bi-places aux lignes aussi viriles qu’affriollantes. A sa face moderne et affirmée, presque consensuelle, on apprécie surtout le desing de ses hanches musclées, de sa signature lumineuse confiée à de fines optiques d’où emmerge des feux circulaires bizautés aux 3/4 de leur hauteur. La F-Type Coupé n’est pas faite que de ça. Descendre dans la baquet, ne pose aucun problème. C’en est même grandement facilité par la large ouverture de porte et la taille raisonnable du bas de caisse.
    Fermer la porte et on entre d’ans un autre monde. Le côté subjectif de sa ligne s’affirme une fois que l’on est derrière son volant. Son méplat n’est pas là pour faire « mode » car l’espace y est compté. Si c’en est presque étonnant, toutes les commandes électriques des sièges sont dans le panneau de porte, cela ne gêne en rien son ergonomie. Le volant tombe bien en main et le réglage électrique tant en hauteur et en profondeur vous permet de trouver vos marques. Calé entre la porte et la console centrale, avec le montant A qui à l’air de fuir vers l’arrière comme emporté par un vortex invisible, on fait tout simplement corps avec !
    C’est d’importance de s’en rendre compte car celle-ci vous conditionne presque inéluctablement votre façon de conduire. Après les explications concernant le mode Normal et le Dynamic concernant la gestion du moteur, de la transmissions, de la direction et des suspensions… Je peux enfin prendre la route.
    C’est raisonnablement que je commence ma prise en main. Il faut dire aussi que ce test se déroule sur route ouverte et donc dans une circulation normale. Tant mieux car, on apprécie étonnament le travail des suspensions et la grande souplesse du V6. Mais si il en resort directement un avis plus que positif et hyper étonnant, c’est sa boîte de vitesse automatique. Elaborée par ZF, les 8 rapports s’enchaînent sans à-coups. Une douceur de passage qui fait qu’en mode Normal, au bout d’un moment, on ne sait sur quel rapport on est. Et c’est loin d’être un soucis car même en ralentissant,  en évoluant à faible vitesse, elle réagit promptement et si discrètement que l’on dirait que l’on est sur du velours. Même les supensions se joignent à l’ambiance car elles sont loin d’être « tape-cul » et bouts de bois.
    enfin, on sort l’agglomération et de se lancer sur une nationale plus propice à mettre les gaz.
    Non sans changer de mode. Mon instructeur du jour a eu beau m’expliquer au début la cinématique de la boîte et la gestion électronique de l’ensemble, on se surprend a être déjà satisfait de ce que cette F-Type Coupé offre dans cette configuration. En paramettrant le mode Dynamic, je ne m’imaginais pas entrer de plein pied dans un tout autre univers !
    Les passages de rapports sont plus tôt, presque plus virils alors que la douceur est toujours la même. Une véritable réussite que cette boîte. Au dynamisme qu’elle procure alors, se joint le rauque vocalise du V6 qui se fait plus audible. Et la « pétarade » au lever d’accélérateur ne fait que vous inciter, vous exciter à aller encore plus loin. Encore faut-il trouver parcours à son pied, ce que je ne manque pas en m’offrant un brin de route sinueuse qui me sers de terrain de jeu lors de mes essais. Entorse au parcours, certes, mais c’est pour la bonne cause.
    Accélérations fanches et puissantes, on a quand même 280 kW (380 ch) sous le pied droit, je prends un « pied » pas possible. La tenue est de très haut niveau, la suspension travaille à merveille et le comportement est d’une certaine neutralité. en totale confiance, j’enroule virage sur virage, demande même à mon passager si il ne lui faut pas un sachet tant on entre vite, de prolonger le plaisir de vivre l’instant en gardant un filet de gaz, avant de faire « exploser » le compte-tours en remettant franchement les gaz en sortie… Que du bonheur !
    Le bonheur a cependant un prix, 80.400 euros, et de me laisser sur ma faim car ce fut si court, si rapide, que je ne peux vous parler des consommations, du freinage dont je n’ai à aucun moment été chercher la limite. Il est même à parier qu’il sera très loin car avec sa répartition de poids 50/50, son centre de gravité placé au plus bas et son rapport voie/empattement des plus judicieux, que peu de propriétaires arriveront à en tirer la quintesence tant F-Type Coupé a à offrir.
    Si d’aventure, vous pensiez que seuls les constructeurs germaniques ou italiens savaient faire des GT de ce calibre, vous allez prendre une « claque » incroyable pour peu que vous ayez l’honneté de comparer celles-ci à cette britannique aussi mâture qu’insolente, aussi classe que dévergondée. Une découverte !
    Merci aux Ets Spirlet pour cette expérience. Félicitation à Jaguar d’avoir créer F-Type Coupé.

     

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